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MAL DE DOS, MAL DU SIECLE

Publié le 24.04.2013 – Dossier réalisé par Emmanuelle JUMEAUCOURT, avec la collaboration de Gil Amsallem, kinésithérapeute, conseiller sportif

 Bog 4Environ 70 % des Français souffrent de lombalgies au moins une fois au cours de leur existence. De la douleur supportable à l’incapacité de se déplacer, le mal de dos touche tout le monde et représente souvent un handicap plus ou moins important qui altère le quotidien. En passe de devenir le mal du siècle, s’il ne l’est déjà, il existe aujourd’hui nombre de solutions pour y faire face. Explications.
femme sport Le mal de dos : un symptôme complexe « J’ai mal au dos » : voici une expression communément employée lorsque nous souffrons d’une douleur située dans le dos. Pourtant, cette façon de parler est réductrice car le dos s’étend du cou jusqu’au bassin. Le mal de dos est donc une pathologie qui atteint différents points du dos, ligaments, muscles ou encore les disques. Le mal de dos ou lombalgies est un symptôme plus ou moins sévère et aigu qui peut durer quelques jours, ou chronique et entraîner une invalidation. Il affecte la région lombaire, c’est-à-dire le bas du dos ou la région des reins. Ses douleurs peuvent venir d’une détérioration douloureuse d’un des éléments constituant la colonne vertébrale. Les facteurs déclenchants responsables de l’apparition du mal de dos sont multiples. Physiques et mécaniques, ils sont assimilés à tous les efforts de soulèvement, aux mauvais mouvements, aux positions debout ou allongées et prolongées, aux efforts physiques intenses, à la sédentarité. Ces facteurs peuvent aussi être psychiques, lorsque rentrent en jeu le stress, la fatigue, l’inquiétude… La lombalgie est le mal de dos le plus courant. Environ 8 personnes sur 10 souffrent ou souffriront un jour de lombalgie. Gil Amsallem nous rappelle que « la lombalgie est responsable de millions de journées perdues dans les entreprises ». Elle est donc devenue la première cause de handicap au sein de la population active. En France, elle serait responsable de 3,5 millions de jours d’arrêt de travail ! Pour faire face à une lombalgie, il existe aujourd’hui des pistes de traitement, dont le traitement fonctionnel : « il consiste à faire attention à son corps au quotidien. L’objectif étant de le détendre et de l’assouplir, en effectuant des exercices mais aussi en passant par des séances avec un kinésithérapeute », rajoute Gil Amsallem. Avant de préciser « qu’il faut aussi être volontaire », les exercices nécessitant du temps pour soi. La ceinture lombaire : la solution ? Portée pour soulager le dos et maintenir la position générale, notamment en cas de situations à risque, la ceinture lombaire est une solution pour faire face à la lombalgie. « En revanche, il faut savoir l’utiliser correctement. La porter en permanence n’est pas bénéfique pour le dos car à la longue, celui-ci ne pourra plus se muscler. La personne concernée va certes être soutenue grâce au port de la ceinture mais elle ne va plus assouplir son dos », précise Gil Amsallem. Et lorsque le dos s’affaisse, on parle alors du « syndrome de la minerve ». Bien entendu, au port de cette ceinture va venir s’ajouter une prise en charge intelligente, par le biais de massages effectués par un praticien, afin de générer des réflexes de sauvegarde. Bref, il faut la porter soit pour prévenir la douleur, soit lorsque celle-ci se fait sentir.

 

femme mains dans dos

« En France, la lombalgie est responsable de 3,5 millions de jours d’arrêt de travail.Aux Etats-Unis, le coût des lombalgies est estimé à 20 milliards de dollars par an. » Le mal de dos est-il héréditaire ? Ce n’est pas parce qu’un de vos parents souffre de douleurs au niveau du dos que vous serez vous aussi un jour confronté au même problème. Car le mal de dos n’est pas héréditaire. Pourtant, notre interlocuteur note que l’hérédité est un facteur qui ne peut être ignoré : « lorsqu’on est issu d’une famille ayant des problèmes d’arthrite, il arrive qu’on ait des chances d’être prédisposé au même mal. Mais ce n’est pas systématique ». Pour les familles particulièrement touchées par le mal de dos, il semblerait pourtant qu’il existe une fragilité des disques invertébraux d’origine génétique. Les traitements 7 Kinésithérapie ou ostéopathie ? A la différence du kinésithérapeute qui effectue des manipulations plus brusques en prenant des points d’appui sur la zone concernée, l’ostéopathe, lui, va manipuler en douceur en prenant appui à distance de la zone douloureuse. Pour Gil Amsallem, les deux techniques se valent. « Dans certains cas, l’ostéopathe aura plus de technicité que le kinésithérapeute puisqu’il va débloquer plus rapidement le dos. Mais le kinésithérapeute reste un complément plus qu’utile, dans la mesure où il propose des conseils de gestion du dos, des exercices et de la rééducation. Il est donc tout aussi averti ». Autre conseil de notre interlocuteur : s’orienter également vers un étiopathe, qui sera apte à soigner les douleurs plus aiguës. 7 Lumière sur l’Etiopathie Officialisée depuis 1986, l’Etiopathie est une méthode de manipulation et de repositionnement articulaire. Comme l’explique Catherine Jassaud, secrétaire générale de l’Institut Français d’Etiopathie, cette technique est avant tout une méthode d’analyse. « Elle vise en premier lieu à découvrir les causes du mal avant d’agir directement sur elles et de supprimer les effets et les symptômes, c’est-à-dire la douleur ». Douce et naturelle, elle soigne sans médicaments ni piqûres, et reste basée sur la manipulation afin que l’organisme fonctionne à nouveau normalement. L’Etiopathie condamne donc fermement les manipulations forcées. Si vous n’avez jamais entendu parlé de cette technique, sachez qu’elle se distingue en tout point de l’ostéopathie et que le Registre National des Etiopathes contrôle la profession, n’acceptant que les étiopathes qui s’engagent exclusivement à pratiquer cette technique. Les praticiens ont tous reçu une formation de six ans, portant sur une connaissance exacte du corps humain. Le nombre des séances – non remboursées par la Sécurité sociale – et d’une durée de 20 à 30 minutes, varie selon les cas.« La gymnastique adaptée et régulière permet d’entretenir son corps et ainsi de diminuer les risques de souffrir du dos. » Enfin, Catherine Jassaud tient à rajouter que cette science soigne de nombreux autres maux, mais qu’en ce qui concerne les problèmes de dos, elle tend toujours à éviter le passage à la chirurgie : « dans la grande majorité des cas, cette technique sauve des personnes souffrant de problèmes de dos et qui pensaient être condamnées à la chirurgie ». 7 Médicaments ou chirurgie ? Il existe de nombreux médicaments pour soigner le mal de dos. Parmi eux, les antalgiques et les anti-inflammatoires.

Les premiers soulagent la douleur sans avoir une action anti-inflammatoire. Les seconds diminuent l’inflammation et soulagent la douleur. Utilisés par voie locale ou générale, en formes orales ou injectables, certains servent aussi utilisés pour faire des infiltrations. Administrés seul ou en association, ils s’accompagnent aussi de traitements non médicamenteux en parallèle (séance de kiné, repos, exercices physiques ciblés…). Mais lorsque les médicaments et les autres techniques ne sont plus efficaces, la chirurgie reste le dernier recours. Surtout lorsque la douleur devient intolérable et invalidante. 7 Halte à la sédentarité ! L’activité fonctionnelle est très importante. Dès lors que l’on sort de la sédentarité et que le corps est mieux entretenu, les risques de souffrir du dos diminuent. La gymnastique adaptée et régulière ainsi que le sport sont essentiels. Aucune activité physique ne peut être néfaste du moment qu’elle est bien pratiquée. Bien entendu, il est parfois préférable de s’orienter vers des sports plus calmes, tels que la natation, la gymnastique et les exercices doux et réguliers. Les sports dont les mouvements sont réalisés par à-coups sont à éviter. C’est le cas du judo ou encore du jogging et du tennis. A chacun ensuite d’écouter son corps et de prendre soin de bien s’échauffer et de s’entraîner en douceur.

L’école du ventre:  Un nom amusant et original qui suscite bien des interrogations. Serait-ce une école permettant d’apprendre la danse du ventre ? Et bien non. Derrière cette appellation se cache un programme inédit et unique. Dont les objectifs sont de remodeler le ventre, sculpter la silhouette, apaiser le stress abdominal, soulager le dos et redonner une dynamique d’oxygénation. Si vous souffrez dBog 2e problèmes de dos, répondez présent à une séance de l’école du ventre. Au programme : des exercices et des combinaisons alternant techniques orientales (relaxation, tai chi…) et occidentales (gym traditionnelle, renforcement musculaire et abdominale…), en accentuant sur le travail de la sphère viscérale et émotionnelle (yoga, respiration, concentration…). Ces différents exercices permettent de passer par toutes les postures : assis, debout, allongé. Chaque séance d’une heure compte six personnes maximum. Un nombre réduit qui permet au professeur de suivre chaque individu et de personnaliser les exercices au cas par cas, si besoin est.« Le dos est le pilier de notre squelette, soutenant la tête, le cou et le dos. » Au fil des séances, les exercices évoluent tout en restant adaptés à chacun.

Cette école créée il y a peu par Gil Amsallem regroupe une équipe de professionnels, dont tous sont des coachs, masseurs, consultants et kinésithérapeutes. Le plus : à la fin de chaque séance, vous repartirez avec une série d’exercices à faire à la maison. Des exercices qui sont essentiels : « s’il n’y a pas de continuité après les séances, il est certain que les cours seront moins bénéfiques », conclut le Directeur des programmes. Cette école s’adresse à tous les profils : de la jeune femme soucieuse de sa silhouette, aux personnes qui ont des problèmes de dos et à celles qui sont stressées et angoissées, tout le monde trouvera une réponse adaptée à son problème.Notre colonne vertébrale

Pilier du squelette et soutenant la tête, le cou et le dos, la colonne se compose de : -7 vertèbres cervicales au niveau du cou -12 vertèbres dorsales au niveau du tronc (le haut du dos) -5 vertèbres lombaires situées dans le bas du dos -1 disque intervertébral est logé entre chaque vertèbre, et se compose de cartilages qui permettent de parer aux chocs et de protéger la colonne.

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